Mon nom est Palestine

23 juin 2022

Retour sur juin 1967 et les falsifications du récit sioniste

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par Ilan Pappe.

En ce 55ème anniversaire de la guerre de juin 1967, il vaut la peine de réfuter, encore une fois, les fabrications et les mythes entourant cette guerre et qui ont contribué à immuniser Israël jusqu’à aujourd’hui contre toute critique et condamnation internationale significative.

Un mythe auquel croient bon nombre de sionistes libéraux et même de véritables partisans de la solution à deux États est que la guerre de juin 1967 a été la mère de tous les maux. À savoir, ils affirment que jusqu’en 1967, Israël était une démocratie pacifique, se défendant dans une région étrangère, un parangon de social-démocratie, s’il en est un.

C’est le mantra de la gauche sioniste qui ignore le rôle de premier plan que sa marque de sionisme a joué dans le nettoyage ethnique de 1948 en Palestine. C’est ne pas tenir compte du régime militaire dur et inhumain qu’Israël dirigé par les travaillistes a imposé aux Palestiniens restés au sein de l’État juif jusqu’en 1967.

Une période au cours de laquelle Israël a poursuivi le nettoyage ethnique d’une douzaine de villages palestiniens supplémentaires. Les mêmes scènes cruelles de l’occupation militaire brutale en Cisjordanie, qui a poussé tant de personnes dans le monde à se ranger du côté des Palestiniens, étaient déjà visibles dans les années 1950 à l’intérieur même d’Israël.

Cette image indulgente d’un petit Israël devenu, de façon innocente, un mini-empire et un occupant, ignore également le fiasco de Suez en 1956, lorsque Israël s’est associé à la Grande-Bretagne et à la France dans une tentative impérialiste avortée de renverser Gamal Abdul Nasser.

La politique provocatrice israélienne sur la frontière syrienne, le détournement israélien du Jourdain et les menaces ouvertes de ses dirigeants de renverser le régime syrien sont également en quelque sorte oubliés.

Une politique agressive dans le nord a conduit Nasser à croire réellement qu’une attaque israélienne contre la Syrie serait plus grave que celles qu’Israël menait dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

La pleine connaissance de l’intransigeance d’Israël ne fait pas que démystifier le mythe du petit et pacifique Israël, elle aide aussi à mieux comprendre la trajectoire qui a conduit au déclenchement de la guerre de juin 1967.

Le principal acteur arabe, Gamal Abdul Nasser, était clairement animé par un véritable désir d’aider à la libération de la Palestine, d’une part, et par sa propre recherche personnelle d’une gloire panarabe, d’autre part. Pour cela, il n’avait pas besoin d’une guerre et il devait juste montrer qu’il était prêt à faire la guerre.

Un énorme succès pour lui aurait été une volonté de l’ONU de reconsidérer le « plan de paix » désastreux de 1947 qui a permis le nettoyage ethnique de la Palestine en 1948. Pour y parvenir, il mena une politique de la corde raide, parfois mal inspirée, car elle fournissait à Israël le prétexte de parachever la prise de contrôle de la Palestine, ce qu’il n’avait pas réussi à faire en 1948.

À partir de 1948, un nombre important de généraux israéliens qui ont participé au nettoyage ethnique de la Palestine ont créé un lobby faisant pression sur le gouvernement israélien pour qu’il occupe la Cisjordanie, qu’ils considéraient à la fois comme le cœur de la nation et une zone tampon contre toute attaque sur l’État juif venant de l’est.

N’eut été de David Ben Gourion, l’architecte du nettoyage ethnique de 1948, ce genre d’opération aurait pu avoir lieu avant 1967. Il était le politicien le plus puissant d’Israël jusqu’en 1963, et il ne souhaitait pas incorporer un grand nombre des Palestiniens après avoir réussi à expulser presque tous ceux qui vivaient dans ce qui est devenu Israël.

Néanmoins, une telle occupation a failli se produire en 1960, lorsque Nasser a signalé qu’il ne tolérerait pas l’empiétement continu d’Israël sur les estuaires du Jourdain et violerait la zone interdite séparant Israël de la Syrie (il était alors le chef de la République arabe unie [RAU], qui a duré comme union politique entre l’Égypte et la Syrie jusqu’en 1961).

En 1960, tout comme en 1967, Nasser a envoyé l’armée égyptienne dans la péninsule du Sinaï, a fermé le détroit de Tiran à l’entrée du golfe d’Aqaba, mais cela n’a pas conduit à la guerre car Ben Gourion a freiné ses généraux bellicistes.

Israël a revu à la baisse sa politique agressive pendant un certain temps (également parce que les administrations Eisenhower et Kennedy étaient toujours en mesure de poursuivre une politique plus réservée envers Israël avant que l’AIPAC ne devienne une force avec laquelle il faut compter et incline la politique américaine vers son orientation pro-israélienne devenue familière).

Ben Gourion savait trop bien que Nasser, à la différence par exemple des régimes les plus conservateurs de la région, était moralement attaché à la libération de la Palestine ou, du moins, comme il l’a si souvent affirmé, au retour des réfugiés et au retrait israélien des territoires attribués en 1947 par l’ONU aux Palestiniens (une position fondée sur le droit international selon l’Occident, mais portée par Nasser comme du « radicalisme arabe »).

Contrairement à Ben Gourion, Moshe Sharett (Premier ministre en 1954-1955) était prêt à entamer une négociation avec Nasser sur la base de ces principes, une démarche contrecarrée dès l’arrivée au pouvoir de Ben Gourion, déterminé à faire tomber Nasser et le Baath en Syrie.

Pendant un moment, il a semblé que Nasser avait réussi. Les États-Unis ont mené une initiative internationale pour rouvrir les négociations sur l’avenir de la Palestine post-mandataire.

Israël ne pouvait pas le permettre et lança alors sa guerre le 5 juin 1967.

La délégation britannique déconcertée à l’ONU écrivit aux Américains : « Nous avons maintenant examiné ces preuves [et] sommes arrivés à la conclusion que les Israéliens ont tiré le premier coup de feu et nous estimons qu’il était répréhensible de leur part de ne pas attendre les efforts que nous et d’autres déployions pour les sortir de la situation certes impossible dans laquelle la RAU les avait placés. »

Ce fut l’un des nombreux points de sortie de la crise. Nasser avait réussi, d’une certaine manière, à forcer la communauté internationale à se rendre compte que le cas et la cause de la Palestine n’étaient pas terminés en 1948.

Ce que lui et beaucoup d’autres dans la communauté internationale n’ont pas réalisé, c’est que, avec ou sans politique de la corde raide, le leadership israélien depuis 1963, lorsque Ben Gourion a été évincé de tout rôle significatif, s’est préparé à l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et l’aurait menée à bien, tôt ou tard.

En tant qu’État colonial de peuplement, obtenir plus de territoire était une priorité supérieure impliquant de se débarrasser de la population indigène – la méthode était la même pour tous les mouvements coloniaux de peuplement : une fois que vous avez privé la population indigène de sa patrie, vous pouvez commencer à vous occuper du ou des peuples autochtones qui y vivent (Israël a fait de même sur les hauteurs du Golan en 1967 – après l’occupation, il a nettoyé ethniquement plus de 100 000 habitants de la population locale).

Les plans d’occupation et de gestion des 22% de la Palestine (la Cisjordanie et la bande de Gaza) qu’Israël n’a pas réussi à occuper, ou a décidé de ne pas occuper en 1948, étaient déjà établis en 1963.

L’idée de base était simple : une solution toute faite de régime militaire était déjà active dans les zones palestiniennes au sein de l’État d’Israël ; il suffisait d’agir rapidement et de l’imposer à la Cisjordanie et à la bande de Gaza en 1967.

Lorsque l’occupation militaire a été achevée et que le nouveau régime militaire a été instauré, le 13ème gouvernement d’Israël a pris une décision stratégique, à laquelle aucun des gouvernements israéliens successifs n’a dérogé : la Cisjordanie fera à jamais partie d’Israël et, avec le temps, l’État juif fera tout son possible pour réduire le nombre de Palestiniens qui y vivent (l’enclavement de Gaza était déjà alors considéré comme une option sérieuse, en complément du plan).

Il y a eu des débats tactiques sur les parties de la Cisjordanie qui devaient être officiellement annexées (en dehors d’un consensus sur l’annexion de Jérusalem-Est) et sur la manière de présenter au monde ce plan expansionniste, la deuxième phase des opérations de nettoyage ethnique de 1948.

À ce moment-là, « le processus de paix » a été inversé, présenté plus tard même comme une solution à deux États (à savoir la partie qu’Israël était prêt à gouverner indirectement pourrait être gérée de manière autonome par les Palestiniens). Le monde et, hélas, pas mal de Palestiniens, ont adhéré à une autre fabrication et manipulation sionistes de la vérité.

Plus Israël se déplaçait vers la droite, plus il réduisait son « autonomie ». Au risque de faire des prédictions, j’ose dire que cette diminution de la présence palestinienne « autonome » en Cisjordanie (environ 15% actuellement de la Cisjordanie, soit moins de 4% de la Palestine historique) conduirait à terme au démantèlement par Israël de l’Autorité Palestinienne (AP) ou sa transformation en une simple municipalité du grand Ramallah. Ce processus a déjà commencé.

Il y a cependant de bonnes nouvelles. Alors qu’Amnesty International, un peu trop peu et trop tard, est prêt à présenter cette réalité comme un état d’apartheid, cette future politique agressive en recrutera beaucoup plus en Occident pour accepter l’interprétation d’Amnesty, et peut-être même celle, plus précise, offerte par le La société civile et les militants palestiniens (une référence plus directe, sans aucune mise en garde, à la réalité de l’apartheid).

Cela pourrait mettre le dernier clou dans le cercueil de la solution à deux États, saper la logique des Accords d’Abraham et forcer les dirigeants palestiniens officiels à revenir à la solution à un État en tant que vision et stratégie.

Je sais que cela semble encore utopique et que sa réalisation dépend aussi de l’unité palestinienne et de l’organisation stratégique. Mais ce sera une partie importante d’une possible libération dans le futur.

Moshe Dayan a déclaré au 13ème gouvernement d’Israël que les habitants de la Cisjordanie occupée et de la bande de Gaza seraient des citoyens sans citoyenneté – des personnes sans aucun droit de discuter de leur sort et de leur avenir. « Pour combien de temps », lui a demandé le chef du Herout, futur Likoud, Menahem Begin. « Oh, au moins pendant 50 ans ».

Cela fait maintenant 55 ans que des prisons monstrueuses et inhumaines ont été construites et entretenues par Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les Israéliens ont survécu à deux soulèvements courageux mais ils en rencontreront un troisième, qui se profile dans un avenir très proche.

Et avec cela, espérons-le, le récit fabriqué qui a accompagné la deuxième phase du nettoyage ethnique israélien en 1967 exposera la vraie nature du sionisme libéral, mettra fin à toutes sortes de « camps de la paix », et dessillera les yeux des des croyants religieux dans la solution des deux États – parmi lesquels certains de nos meilleurs amis.

Et défions quiconque prétend que la Palestine est perdue !

Source :

 

Retour sur juin 1967 et les falsifications du récit sioniste

par Ilan Pappe. En ce 55ème anniversaire de la guerre de juin 1967, il vaut la peine de réfuter, encore une fois, les fabrications et les mythes entourant cette guerre et qui ont contribué à immuniser Israël jusqu'à aujourd'hui contre toute critique et condamnation internationale significative.

https://reseauinternational.net

 

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11 juin 2022

Palestine : la paix par le droit

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                                                                         Carte de la Palestine 1937

 

L’histoire des Palestinien·nes remonte loin dans le passé du Proche-Orient. Mais l’histoire tragique du peuple palestinien prend racine dans le désir du peuple juif de créer son propre pays sur un territoire déjà occupé et dans des promesses contradictoires des puissances coloniales du début du 20e siècle. Le désir de création d’un État juif commence à se manifester à la fin du 19e siècle et s’accélère à l’issue de la Seconde Guerre mondiale.

Les prémisses du conflit

1890 : Préoccupé par les pogroms en Russie, le journaliste Theodor Herzl déclare nécessaire la création d’un État juif en Palestine et publie, en 1896, L’État des Juifs.

1897 : Le Congrès de Bâle est considéré comme l’événement fondateur du mouvement sioniste. Un fonds national juif est créé, chargé de l’achat de terres en Palestine.

1915 : Accords Hussein-Mac-Mahon : les Britanniques promettent aux Arabes la création d’un royaume sur l’ensemble de la péninsule arabique, à l’issue de leur victoire sur l’Empire ottoman.

1916 : Accords secrets Sykes-Picot : la Grande-Bretagne et la France conviennent de se partager le Proche-Orient en violation de l’accord Hussein-Mac-Mahon. Il est prévu de placer la Palestine, siège des lieux saints, sous statut international.

1917 : Déclaration Balfour : la Grande-Bretagne promet au mouvement sioniste de l’aider à créer un foyer national juif en Palestine.

Le mandat britannique

1922 : La Société des Nations attribue le mandat sur la Palestine à la Grande-Bretagne.

1933 : Hitler est nommé chancelier de la République de Weimar. La politique antisémite du IIIe Reich stimule l’immigration juive en Palestine. L’accord commercial « Haavara » est signé entre les autorités sionistes et le régime nazi.

1936-39 : Grande révolte palestinienne contre l’occupation britannique et contre la colonisation sioniste ; la répression décime l’élite palestinienne. Les milices sionistes, la Haganah et l’Irgoun, se structurent en véritable armée.

1937 : Plan Peel, premier plan de partage attribuant 30 % de la Palestine au Yishouv (communauté juive).

1938 : Échec de la conférence d’Évian dont l’objectif était de venir en aide aux réfugié·es juif·ves allemand·es et autrichien·nes fuyant le régime nazi.

1939 : Le Livre blanc britannique préconise l’indépendance de la Palestine pour 1947, la soumission de l’immigration juive à l’accord des habitant·es arabes et des mesures limitant l’acquisition de terres par les sionistes.

1941-45 : Génocide des Juif·ves européen·nes.

1942 : Le Programme de Biltmore est adopté à New-York. Les sionistes revendiquent un État juif sur l’ensemble de la Palestine mandataire.

1946 : Affrontements généralisés en Palestine.

Création de l’État d’Israël et conséquences pour les Palestinien·nes

1947 : Les Nations unies votent la résolution 181 qui partage la Palestine en un État juif (56 % du territoire), un État arabe (44 %) et une zone sous tutelle internationale (Jérusalem et Bethléem). Les sionistes acceptent, les Palestinien·nes refusent.

1948 : En mars, Ben Gourion met en œuvre le plan Daleth d’épuration ethnique. La moitié de l’expulsion se produit ainsi avant la première guerre israélo-arabe.
L’État d’Israël est proclamé le 14 mai. Le lendemain éclate la première guerre israélo-arabe à l’initiative des pays arabes voisins. Israël occupe 78 % de la Palestine mandataire. Au total, 400 villages arabes sont détruits, entraînant un exode de 800 000 Palestinien·nes, c’est la Nakba, la catastrophe.
L’Assemblée des Nations unies vote le 11 décembre la résolution 194 qui « décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible. »

1950 : La loi sur le retour est votée. Tout·e juif·ve qui le demande peut immigrer en Israël et en devenir citoyen·ne. Israël devient membre des Nations unies.

1956 : Crise du Canal de Suez impliquant la France et la Grande-Bretagne aux côtés d’Israël et seconde guerre israélo-arabe. Massacre des habitant·es du village palestinien de Kafr’Kassem.

Résistances palestiniennes

1964 : Création à Jérusalem de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) sous l’égide de l’Égypte.

1965 : Première opération armée du Fatah en territoire israélien.

1967 : 3e guerre israélo-arabe déclenchée par Israël, dite « des Six Jours ». Occupation de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de Gaza ainsi que du Golan syrien et du Sinaï égyptien. Les Israélien·nes proclament Jérusalem unifiée la capitale d’Israël. Exode de 200 000 Palestinien·nes et de 150 000 Syrien·nes du Golan. Début de la colonisation de la Cisjordanie.

1968 : L’OLP acquiert son indépendance vis-à-vis des États arabes.

1969 : Le Fatah et le Front de libération de la Palestine (FDLP) se déclarent en faveur d’un « État palestinien démocratique et laïque » où juif·ves, chrétien·nes et musulman·es seraient égaux·ales.

1970 : Le conflit dit de « Septembre noir » commence lorsqu’à la demande des États-Unis, le roi Hussein de Jordanie liquide les forces palestiniennes dans le pays. Les combattant·es palestinien·nes se réfugient au Liban.

1972 : L’opération du commando « Septembre noir » aux jeux olympiques de Munich entraîne la mort de plusieurs athlètes israéliens.

1973 : Quatrième guerre israélo-arabe dite du « Kippour » initiée par l’Égypte et la Syrie mais remportée par Israël.

1974 : La Ligue arabe et l’ONU reconnaissent la représentativité de l’OLP et les droits légitimes des Palestinien·nes.

1975 : Guerre civile au Liban. Les Palestinien·nes combattent au côté des forces islamo-progressistes contre les Phalanges de la droite chrétienne soutenues par Israël.
La résolution 3 379 de l’Assemblée générale de l’ONU assimile le sionisme à une forme de racisme et de discrimination raciale. Cette résolution sera révoquée en décembre 1991 par la résolution 46/86 de l’Assemblée générale des Nations unies.

1976 : Le 30 mars, une nouvelle vague d’expropriation de terres provoque une importante manifestation et une grève générale. Celle-ci est violemment réprimée. En mémoire, la « journée de la Terre » est consacrée chaque année à cette date.

1977 : En Israël, victoire électorale du Likoud et intensification de la colonisation. Menahem Begin affirme sa volonté de réaliser « Eretz Israël », soit le « Grand Israël ». Visite historique du président égyptien Anouar El Sadate en Israël, premier dirigeant arabe à y poser les pieds. Naissance du mouvement Shalom Akhchav (« La paix maintenant ! »).

1978 : Israël envahit le Liban du Sud. Les accords israélo-égyptiens de Camp David signés à Washington sous l’égide du Président des États-Unis marque la paix « séparée » entre l’Égypte et Israël.

1980 : Annexion de Jérusalem-Est par Israël.

1981 : Annexion du Golan syrien. Assassinat du président égyptien Anouar El Sadate.

1982 : Israël évacue le Sinaï et envahit le Liban.

1982-83 : Opération « Paix en Galilée », l’armée israélienne fait le siège de Beyrouth. L’OLP est contrainte de quitter le Liban. Les phalangistes, une milice libanaise, massacrent les Palestinien·nes des camps de Sabra et de Chatila au Liban, avec le soutien des Israélien·nes.

1987-1989 : Première Intifada (« soulèvement ») dite « la révolte des pierres », une résistance populaire qui durera plus de quatre ans. La répression par l’armée israélienne entraîne la mort de plus de 2 000 Palestinien·nes.

1988 : Lors de la 19e session du Conseil national palestinien, l’OLP proclame l’État indépendant de Palestine, déclare souscrire aux résolutions 181, 242, 338 des Nations unies et réaffirme sa condamnation du terrorisme. Yasser Arafat confirme la reconnaissance d’Israël devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Le temps des négociations

1991 : Guerre du Golfe. Conférence de paix israélo-arabe à Madrid, initiée par les États-Unis et l’URSS.

1992 : Victoire électorale du parti travailliste. Yitzhak Rabin devient Premier ministre d’Israël.

1993 : Accords dits « d’Oslo », suite à des négociations secrètes entre l’OLP et le gouvernement Rabin. Ils mettent fin à la première Intifada.

1994 : Installation de l’Autorité nationale palestinienne (ANP) à Gaza et Jéricho. Massacre par un colon israélien de 29 Palestinien·nes au Caveau des Patriarches à Hébron. Accords de Paris sur des questions économiques. Traité de paix entre Israël et la Jordanie.

1995 : Accord de Taba, « Oslo II ». Les zones A, B et C sont délimitées dans les Territoires occupés. Yitzhak Rabin est assassiné par un utra-nationaliste israélien.

1996 : Création et élection du Conseil législatif palestinien. Yasser Arafat est élu président de l’ANP. L’ANP supprime de la Charte nationale palestinienne les articles mettant en cause l’existence d’Israël. Victoire électorale de Benyamin Netanyahou (Likoud).

1997 : Protocole sur le redéploiement israélien à Hébron. Intensification de la colonisation à Jérusalem-Est.

1998 : Projet israélien de municipalité unique pour Jérusalem qui équivaut à l’annexion des colonies du « Grand Jérusalem ».

1999 : Fin de la période d’autonomie intérimaire durant laquelle les parties devaient trouver une solution définitive aux questions majeures (Jérusalem, réfugié·es, frontières…). Victoire électorale d’Ehud Barak, travailliste et Premier ministre israélien.

2000 : Retrait israélien du Liban. Échec du sommet de Camp David. La provocation d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des Mosquées provoque la seconde Intifada. Israël détruit les installations de l’Autorité palestinienne à Gaza. De nombreux attentats suicides ont lieu en Israël. Échec des accords d’Oslo.

2001 : L’intransigeance d’Ehud Barak sur Jérusalem, les frontières et la question des réfugié·es entraîne l’échec des négociations de Taba. Ariel Sharon remporte les élections et devient Premier ministre. Claustration forcée de Yasser Arafat à Ramallah. Attentat du World Trade Center à New-York.

2002 : Ariel Sharon rejette l’initiative de paix arabe adoptée à l’unanimité par les États de la Ligue arabe. Le lendemain, l’opération « Rempart » mène à la réoccupation brutale des zones autonomes palestiniennes. Début de la construction du mur « de séparation ». Georges W. Bush conditionne la création d’un État palestinien à une « direction palestinienne nouvelle et différente ».

2003 : Les États-Unis forcent la nomination de Mahmoud Abbas comme Premier ministre de l’ANP. Présentation du Pacte de Genève. L’UE place la branche politique du Hamas sur la liste des « organisations terroristes ». Résolution de l’Assemblée générale de l’ONU demandant l’arrêt de la construction du mur. Invasion de l’Irak par les États-Unis.

2004 : Exécutions extra-judiciaires par Israël, du cheikh Ahmed Yassine et d’Abdelaziz Al-Rantissi, chefs spirituels du Hamas. Marwan Barghouti, militant palestinien et député, est condamné cinq fois à la prison à vie. La Cour internationale de justice déclare la construction du mur contraire au droit international. Décès de Yasser Arafat. Retrait israélien unilatéral de Gaza.

2005 : Mahmoud Abbas est élu président de l’ANP. Israël se retire de la Bande de Gaza dont il contrôle néanmoins toutes les issues, la transformant en ghetto. La société civile palestinienne lance l’appel BDS (Boycott Désinvestissements Sanctions).

2006 : Victoire du Hamas aux élections législatives dans les Territoires occupés. Malgré la reconnaissance de la loyauté du processus électoral, l’UE suspend son aide à l’ANP. Israël suspend la rétrocession des droits de douanes à l’ANP. L’armée israélienne lance les opérations « Pluie d’été » contre la Bande de Gaza et « Punition adéquate » contre le Liban.

2007 : Malgré un accord sur la formation d’un gouvernement d’union, des affrontements inter-palestiniens à Gaza aboutissent à la prise de contrôle de ce territoire par le Hamas.

Impasse : la colonisation continue en totale impunité

2008 : Après cinq mois de trêve, Israël reprend les assassinats extrajudiciaires de membres du Hamas qui riposte par des tirs de roquettes. Opération « Plomb durci » contre la Bande de Gaza.

2009 : L’armée israélienne fait usage d’armes prohibées contre les habitant·es de Gaza. Rapport du juge Goldstone sur l’attaque israélienne contre Gaza. L’ONU cède aux pressions des États-Unis et reporte le vote sur la saisine de la Cour pénale internationale.

2010 : L’armée israélienne attaque la Flottille de la liberté initiée par le mouvement international de solidarité avec le peuple palestinien en vue de briser le blocus de Gaza ; l’assaut fait au moins neuf morts parmi les passagers et passagères. Barack Obama force Mahmoud Abbas à reprendre des discussions directes avec Benyamin Nethanyahou à Washington, sans résultat.

2011 : Demande d’adhésion de l’État palestinien à l’ONU. Vote d’adhésion de la Palestine à l’UNESCO. Veto des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU sur la condamnation de la colonisation.

2012 : La Palestine devient État observateur à l’ONU. Assassinat, par les services israéliens, d’Ahmed Jabari, responsable du Hamas et principal interlocuteur du gouvernement israélien. Opération israélienne « Colonne de nuée » contre la Bande de Gaza.

2013 : Reprise des discussions entre les forces israéliennes et palestiniennes à Washington.

2014 : Nouvel échec des négociations de paix Palestine-Israël portées par le Secrétaire d’État des États-Unis, John Kerry. Opération israélienne « Bordure protectrice » contre Gaza. Soulèvement des Palestinien·nes de Jérusalem pour protester contre la colonisation.

2015 : Benyamin Nethanyahou remporte les élections sur le programme « Non à un État palestinien ». Rapport de l’organisation « Breaking the silence » sur les crimes de guerre israéliens. Multiplications des attaques de villages palestiniens en Cisjordanie par des groupes de colons. La colonisation israélienne se poursuit.
La Palestine devient le 123e membre de la Cour pénale internationale (CPI). Elle peut désormais agir en qualité d’État au sein cette organisation internationale et y voter.

2016 : Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 2 334 condamnant, comme en 1980, la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés.

Un peuple debout qui résiste

2017 : Le gouvernement israélien, l’armée et les colons accélèrent les violences. Les Palestinien·nes, par des mobilisations non violentes, font reculer le pouvoir. Il·Elles obtiennent notamment le retrait des portiques de contrôle aux entrées de l’Esplanade des mosquées.
Le Président des États-Unis, Donald Trump, reconnaît Jérusalem capitale d’Israël mais l’Assemblée générale de l’ONU désapprouve, à une large majorité, cette reconnaissance unilatérale.

2018
Le 30 mars, à l’occasion de la journée de la Terre en Palestine (journée de protestation contre la confiscation des terres palestiniennes par Israël), commencent les « Grandes marches du retour » à Gaza [1]. Ces manifestations organisées chaque vendredi jusqu’en décembre 2019 sont violemment réprimées par l’armée israélienne. 348 Palestinien·nes ont été tué·es par des tirs de l’armée israélienne et 7 800 autres ont été blessé·es par balle, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les États-Unis inaugurent officiellement leur ambassade à Jérusalem le 14 mai.
19 juillet  : Promulgation par Israël de la loi dite de « l’État-nation du peuple juif » qui fait de la colonisation un valeur nationale à encourager et prend des mesures discriminatoires à l’égard des Arabes israéliens qui représentent 20 % de la population, retirant notamment à l’arabe son statut de langue officielle au même titre que l’hébreu .

2019 : La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) confirme que les produits issus des colonies israéliennes des Territoires occupés doivent comporter une indication explicite de leur origine.

2020
Janvier : Le plan de paix du Président des États-Unis, Donald Trump, qui prévoit l’annexion des colonies, est immédiatement rejeté par les Palestinien·nes.
17 mai : Le gouvernement d’union de B. Netanyahou et B. Gantz déclare qu’Israël prévoit d’annexer, en juillet 2021, la vallée du Jourdain et les colonies situées en Cisjordanie.

Note

[1Grande mobilisation populaire pour le droit des Palestinien·nes à retourner sur leurs terres et pour la levée du blocus imposé à la Bande de Gaza par Israël.

Source :

 

Chronologie sur la Palestine - ritimo

L'histoire des Palestinien·nes remonte loin dans le passé du Proche-Orient. Mais l'histoire tragique du peuple palestinien prend racine dans le désir du peuple juif de créer son propre pays sur un territoire déjà occupé et dans des promesses contradictoires des puissances coloniales du début du 20e siècle.

https://www.ritimo.org

 

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31 mai 2022

Le plan Yinon : dislocation des pays arabes au profit d'Israël

 

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Le plan Yinon fait référence à un article publié en février 1982 dans la revue hébraïque Kivunim (« Directions ») intitulé « Une stratégie pour Israël dans les années 1980 ». [1] L'article a été rédigé par Oded Yinon, réputé être un ancien conseiller d' Ariel Sharon , [2] un ancien haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères [3] [4] [5] [6] et journaliste pour The Jerusalem Post . [7]

Il est cité comme un exemple précoce de caractérisation des projets politiques au Moyen-Orient en termes de logique de divisions sectaires . [8] Il a joué un rôle à la fois dans l'analyse de la résolution des conflits par les chercheurs qui le considèrent comme ayant influencé la formulation des politiques adoptées par l'administration américaine sous George W. Bush , [9] et aussi dans les théories du complot selon lesquelles l'article soit prédit ou planifié des événements politiques majeurs au Moyen-Orient depuis les années 1980, y compris l' invasion de l'Irak en 2003 et le renversement de Saddam Hussein , la guerre civile syrienne et la montée de l' État islamique. On a prétendu que l'article de Yinon avait été adopté par les membres de l' Institute for Sionist Strategies de l'administration américaine jusqu'à ce qu'il soit prétendument adopté comme un moyen de promouvoir les intérêts américains au Moyen-Orient, ainsi que de réaliser le rêve juif d'un État. "du ruisseau d'Egypte à l'Euphrate" , englobant la majorité du Moyen-Orient, comme écrit dans la Bible hébraïque . [dix]

Yinon soutient que le monde assistait à une nouvelle époque de l'histoire sans précédent, qui nécessitait à la fois le développement d'une nouvelle perspective et une stratégie opérationnelle pour la mettre en œuvre. Les fondements rationalistes et humanistes de la civilisation occidentale étaient en train de s'effondrer. [14] L'Occident se désintégrait avant l'assaut combiné de l' Union soviétique et du Tiers-Monde , un phénomène qu'il croyait accompagné d'une recrudescence de l'antisémitisme , ce qui signifiait qu'Israël deviendrait le dernier refuge sûr pour les Juifs à rechercher. refuge dans. [15]Le monde arabe musulman entourant Israël avait été arbitrairement divisé en 19 États ethniquement hétérogènes par les puissances impériales, la France et la Grande-Bretagne, [16] et n'était qu'un « château de cartes temporaire assemblé par des étrangers » - l'idée que le panarabisme était un château de cartes voué à l'effondrement avait déjà été avancé par Fouad Ajami quelques années plus tôt [17] - composé de minorités et de majorités ethniques mutuellement hostiles, qui, une fois désintégrées, selon l'interprétation d'Ahmad, en fiefs tribaux féodaux , ne défieraient plus Israël. [18]Les facteurs centrifuges donneraient lieu à une dynamique de fragmentation qui, bien que très périlleuse, offrirait à Israël des opportunités qu'il n'avait pas su exploiter en 1967. [16]

Suite de l'article:

 

Plan Yinon

Le plan Yinon fait référence à un article publié en février 1982 dans la revue hébraïque Kivunim (" Directions ") intitulé " Une stratégie pour Israël dans les années 1980 ".

https://stringfixer.com

 

Autre article sur le sujet :

 

Israël : Une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe

L'article qui suit, d'Oded Yinon présente, me semble-t-il, de façon exacte et détaillée, le projet qui est celui du régime sioniste actuel - le régime de Sharon et Eitan - concernant le Moyen-Orient, à savoir la division de la région en petits Etats, et le démantèlement de tous les Etats arabes.

http://dzmewordpress.wordpress.com

 

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28 mai 2022

Le détective queer radical qui démonte Tel-Aviv

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       Tel-Aviv « by night »

Oded Héfer, le privé imaginé par Yonatan Sagiv parle de lui au féminin, traîne ses savates dans un Tel-Aviv moite où il affronte des nouveaux riches cyniques et des petits vieux retors. Héfer taille en pièces avec une ironie féroce une ville friquée, raciste et dépolitisée. Lire la suite ici :

 

Le détective queer radical qui démonte Tel-Aviv

Oded Héfer, le privé imaginé par Yonatan Sagiv parle de lui au féminin, traîne ses savates dans un Tel-Aviv moite où il affronte des nouveaux riches cyniques et des petits vieux retors. Héfer taille en pièces avec une ironie féroce une ville friquée, raciste et dépolitisée.

https://orientxxi.info

 

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26 mai 2022

Nos gouvernements, complices des crimes en Palestine

447

par Daniel Vanhove.

On a beau vivre dans un monde inondé d’images, toujours plus envahissantes tant dans la sphère publique que privée – photos, magazines, cinéma, télés, pubs, clips, selfies,… – il en est certaines qui sont plus difficiles à digérer que d’autres, et qui demandent un certain temps pour y revenir. Tant le choc qu’elles provoquent vous met KO. Ainsi du meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh, puis de l’hommage funéraire que lui a rendu le lendemain la population palestinienne chrétienne comme musulmane.

Les tentatives obséquieuses de certains responsables politico-médiatiques insinuant le doute d’une balle perdue tirée par la résistance palestinienne ajoute encore à l’abjection du geste et du régime qui l’autorise, quand la localisation par GPS ne laisse aucun doute et permet d’établir l’impossibilité d’une telle hypothèse. Et pourtant, les autorités israéliennes persistent à refuser toute enquête extérieure sur les faits. Ce qui peut laisser penser à la responsabilité de hauts placés à protéger dans la sinistre hiérarchie de ce régime d’assassins dont on sait qu’il s’évertue par tous les moyens à taire et cacher ses crimes.

• https://french.almanar.com.lb/2336534

Comme si cela n’avait pas suffi, il a fallu ensuite assister à la barbarie de la soldatesque israélienne s’en prenant au cortège funèbre qui avec dignité et sans rendre les coups portait le cercueil de la victime jusqu’à sa dernière demeure. Ce que ce régime à bout de souffle – ainsi que ceux qui le soutiennent – ne comprend pas, c’est que de telles images sont finalement bien plus mortelles pour lui que n’importe quel missile qui lui serait destiné. Et referment la tombe sur cette sinistre colonie où se réfugient tous les demeurés qui y revendiquent leur lieu de vie au nom d’une judéité plus qu’ambiguë, sans voir que ce pourrait bien être leur lieu de mort.

Suivre les sites alternatifs et locaux d’informations – parce que les merdias habituels et leurs journaleux de service se gardent bien d’en parler – pour avoir des éléments fiables sur ce qui se passe en Palestine occupée finirait presque par habituer le citoyen aux horreurs devenues quotidiennes sous l’étendard de ce régime colonial présenté comme « la seule démocratie de la région ». Mais en tant qu’êtres humains nous ne pouvons en aucun cas tomber dans ce piège d’être blasés et blindés par l’insoutenable. Les images qui nous arrivent de ce territoire exigu et les drames qui s’y déroulent ne peuvent jamais nous trouver hermétiques à ce qu’elles véhiculent. Nous devons en priorité garder le sens de la justice et préserver notre humanité, notre esprit de compassion, d’empathie et de solidarité qui fait de ces opprimés palestiniens, des frères et des sœurs auxquels nous avons le devoir de solidarité.

L’on ne peut passer en revue toute l’horreur des crimes quotidiens de ce régime qui se manifeste à tous les niveaux. L’horreur des blessures infligées volontairement à la jeunesse palestinienne pour l’handicaper à vie ; celle des maisons détruites à coup de bulldozers et leurs habitants jetés à la rue ; celle des check-points où s’entassent les travailleurs en pleine nuit pour tenter d’arracher à l’aube quelque boulot leur permettant d’assurer le minimum vital pour la famille ; celle du déracinement d’oliviers parfois centenaires par des colons tarés à peine arrivés ; celle de ces tentes misérables démantelées pour la énième fois où vaille que vaille survivent quelques familles bédouines ; ou encore celle du camp concentrationnaire qu’est devenue la bande de Gaza maintenue sous un blocus féroce depuis près de 15 ans, etc, etc… Toutes, insupportables, sans même aborder celle des dommages psychologiques sur plusieurs générations que cette barbarie provoque. Mais l’assassinat de la journaliste Shireen Abu Akleh – s’ajoutant à celui d’autres journalistes systématiquement « liquidés » – aux abords du camp de réfugiés de Jenin, filmé en direct par la résistance palestinienne ne laisse plus aucune doute. Ce crime délibéré s’ajoute à ceux qui pavent l’enfer de ce que vivent les Palestiniens depuis la Nakba de 1947 et qui ne s’est jamais arrêtée. Et devra s’ajouter à ceux du dossier instruit à la CPI.

Comment nos États, claironnant à tous vents leurs critères indépassables en termes de « droits humains », peuvent-ils accorder une telle impunité aux responsables de ces atrocités incessantes et espérer rester crédibles ?! C’est précisément à cause de cet octroi d’impunité que ce régime se permet tout, perpétue ses crimes et s’enfonce dans l’innommable. Au point qu’il y a quelques jours, une délégation officielle de l’UE a voulu se rendre en Palestine pour enquêter sur le crime de Shireen Abu Akleh, mais s’en est vue refuser l’accès. Voilà la réponse cinglante des autorités de ce régime à la lâcheté de nos responsables politiques. Celle-ci est une courroie de transmission directe aux exactions que pratiquent ce régime, ses colons racistes fanatisés et ses forces armées d’occupation.

• https://french.almanar.com.lb/2334961

Il faut d’ailleurs souligner que cette colonie qui prétend à l’appellation « d’État » n’en est pas un. Et vu les lois et les règles qui y sont appliquées sur une partie de sa population, l’ajout « démocratique » est un comble d’hypocrisie, tout autant immérité. Tous les citoyens qui utilisent encore cette qualification « d’État » devraient intégrer cet élément. « Israël » doit être assimilé et qualifié pour ce qu’il est : un régime colonial d’apartheid nourri de racisme et d’idéologie fasciste, comme l’est toute idéologie coloniale. Il ne mérite en aucun cas l’appellation « d’État ». Et tous ceux qui se revendiquent d’une vraie « démocratie » savent et connaissent le sort qui doit être réservé à de tels régimes : l’abolition, tel que ce le fut en Afrique du Sud.

Si l’écrasante majorité des citoyens du régime colonial d’apartheid israélien s’est habitué à ce que ses forces armées traitent les Palestiniens de la sorte, c’est en grande partie à cause de  son aveuglement obtus à l’idéologie sioniste et au laisser-faire occidental. Raison de plus pour laquelle l’amalgame entre anti-sionisme et anti-sémitisme de certains doit être refusé. Et si nombre de nos responsables politico-médiatiques y souscrivent c’est pour tenter de se départir de leur écrasante responsabilité dans les crimes que l’on voit se perpétuer contre les Palestiniens depuis des décennies… et que ceux-là autorisent sans la moindre mesure ou sanction à la hauteur des forfaits, se bornant à leurs habituelles « inquiétudes » ou « leurs vives préoccupations » et toutes sortes de formules hypocrites du même style qui ne dupent plus personne. Le sionisme présente, avec parfois ses nuances de gris, tous les signes d’une pathologie, le racisme, et par leur manque de courage et de probité nos gouvernements entretiennent la maladie.

Ainsi, faut-il également répéter à ceux qui envers et contre tout soutiennent ce qu’ils nomment le « peuple élu » que le terme même de « peuple » est inadéquat :  il n’y a pas plus de « peuple » juif que de « peuple » musulman ou de « peuple » chrétien. C’est-là encore une tentative sournoise pour récupérer la chose politique par le biais religieux. Et quand ils en rajoutent et en encensent l’intelligence, ils devraient surtout comprendre qu’il s’agirait plutôt d’un « peuple maudit ». Parce que s’il était aussi intelligent que ceux-là le prétendent dans leur essentialisme primaire, ce « peuple » aurait compris depuis longtemps qu’il creusait activement sa propre tombe. Autre raison pour laquelle le sionisme est bien l’ennemi du judaïsme traditionnel qui ne s’y reconnaît pas.

En réalité, derrière leur fidélité de façade, les pro-sionistes de chez nous n’ont toujours pas réglé leur problème raciste vis-à-vis des juifs et voudraient se montrer plus juifs que les premiers intéressés. Ils sont en réalité l’un des dangers majeurs pour eux. Alimentés par cette funeste idéologie qui leur rappelle régulièrement leurs crimes sous l’occupation nazie, et voulant ainsi prouver leurs regrets éternels pour le mal causé, ceux-là veulent arrimer la colonie et la faire appartenir à l’Occident par l’entremise de tout ce qui leur tombe sous la main, invitant cet odieux régime à participer « quoi qu’il en coûte » (mais sur le dos des Palestiniens) aux manifestations européennes culturelles, artistiques, sportives et autres. Ainsi, entretiennent-ils le mythe, nourrissent-ils l’illusion de se racheter.

Cet abject régime colonial et les images d’horreur qu’il véhicule est pourtant condamné à disparaître. Et les Palestiniens le rappellent de manière brûlante, chaque jour. Ce régime est une horreur. À vrai dire, il est l’horreur incarnée. Et puisque nos responsables le laissent non seulement se développer mais s’en rendent complices, les Palestiniens lui régleront son compte. N’en doutez jamais !

Source :

 

Nos gouvernements, complices des crimes en Palestine

par Daniel Vanhove. On a beau vivre dans un monde inondé d'images, toujours plus envahissantes tant dans la sphère publique que privée - photos, magazines, cinéma, télés, pubs, clips, selfies,... - il en est certaines qui sont plus difficiles à digérer que d'autres, et qui demandent un certain temps pour y revenir.

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22 mai 2022

Israël est un État voyou, à la sauvagerie sans limite

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par Belen Fernandez.

Mais malheureusement pour Israël, l’identité palestinienne ne peut pas être éradiquée sous la menace des armes à feu.

Le vendredi 13 mai, le site Internet du New York Times a publié le titre « La police israélienne attaque les funérailles d’une journaliste palestinienne tuée », qui a ensuite été mis à jour en « La police israélienne attaque les personnes en deuil aux funérailles d’une journaliste palestinienne ». La journaliste en question, bien sûr, était Shireen Abu Akleh, âgée de 51 ans, la journaliste de premier plan d’Al Jazeera qui a reçu une balle dans la tête et a été tuée par les forces israéliennes mercredi en Cisjordanie occupée.

Comme l’a rapporté le Times, des policiers israéliens avaient commencé à « battre et frapper à coups de pied les personnes en deuil » lors du cortège funèbre à Jérusalem, « forçant ainsi les porteurs à presque laisser tomber le cercueil ». C’était, au moins, une information heureusement simple provenant du même média qui avait choisi quelques jours auparavant d’utiliser l’expression non engageante « […] meurt à 51 ans » dans son annonce du meurtre d’Abu Akleh.

Le journal américain de référence est également connu pour ses perversions journalistiques telles que la’édulcoration du massacre par l’armée israélienne en 2014 de quatre enfants palestiniens jouant au football dans la bande de Gaza sous le titre suivant : « Des garçons attirés par la plage de Gaza et au centre des conflits au Moyen-Orient ». On aurait pu s’attendre à un résumé du Times le 13 mai du type : « Un cercueil tombe presque aux funérailles d’une journaliste, dans une incarnation regrettable du conflit israélo-palestinien ».

Au cours de sa carrière dévouée, Abu Akleh elle-même a incarné l’humanité palestinienne en disant la vérité face au pouvoir. Maintenant, la puissance occupante a répondu en lui tirant une balle dans la tête et en attaquant ses personnes en deuil – une réponse qui ne peut être qualifiée que de sauvagerie d’État aiguë et à plusieurs niveaux, conformément au modus operandi d’Israël consistant à refuser de laisser les Palestiniens vivre, mourir ou être enterré en paix.

Il y a aussi la question de ne pas permettre aux Palestiniens morts et enterrés de rester morts et enterrés en paix, ce qui se produit lorsque, par exemple, l’armée israélienne décide de bombarder des cimetières à Gaza – comme s’il était en quelque sorte possible d’effacer rétroactivement l’existence palestinienne en faisant exploser des ossements.

Certes, les attaques israéliennes contre les funérailles n’ont rien de nouveau – ce que personne ne devrait vraiment trouver surprenant étant donné les antécédents d’Israël en matière d’attaques contre des ambulances, des hôpitaux, du personnel médical, des écoles, des complexes des Nations unies, des immeubles d’habitation, des animaux, des arbres, des bébés et à peu près tout ce qui peut être attaqué.

Rappelons l’assaut du 29 juillet 2021 par les forces israéliennes contre les funérailles de Mohammed al-Alami, 12 ans, qui avait reçu une balle dans la poitrine tirée par des soldats israéliens la veille alors qu’il voyageait en voiture avec son père en Cisjordanie dans la ville de Beit Omar.

Les funérailles d’Al-Alami, à leur tour, en ont entraîné une autre : celle de Shawkat Awad, 20 ans, de la même ville, qui a été tué par des tirs israéliens alors qu’il pleurait al-Alami.

Dans un autre cas illustrant le fétichisme d’Israël pour les attaques funéraires, les forces d’occupation israéliennes se sont déchaînées contre les funérailles du 2 mars 2022 d’un étudiant palestinien de 19 ans, Ammar Abu Afifa, tué par une balle israélienne dans le camp de réfugiés d’Al-Aroub au nord d’Hébron.

Même le Times of Israel, une institution farouchement sioniste, s’est senti obligé de publier le gros titre : « Les troupes israéliennes ont abattu un adolescent palestinien. L’armée n’a pas dit ce qu’il a fait de mal ».

Avance rapide de deux mois jusqu’aux funérailles d’Abou Akleh, et les images violentes de la police israélienne brandissant des matraques ont valu une rare dénonciation de la secrétaire de presse sortante de la Maison Blanche, Jen Psaki, qui a qualifié les scènes de « profondément troublantes ».

Non pas que les États-Unis ne se livrent pas régulièrement à des comportements profondément inquiétants, y compris vis-à-vis des funérailles.

Quoi qu’il en soit, Israël et les États-Unis ont longtemps été deux petits pois dans une cosse sadique. La malveillance israélienne a simplement une concentration géographique plus intense.

Incidemment, le 15 mai – à peine deux jours après l’enterrement d’Abu Akleh à Jérusalem – marque le soixante-quatorzième anniversaire de la Nakba, lorsque les Palestiniens pleurent la fondation de l’État d’Israël sur la terre palestinienne en 1948.

Cela a entraîné la destruction de plus de 500 villages palestiniens, le meurtre de plus de 10 000 Palestiniens et l’expulsion d’au moins trois quarts de million de plus – le début d’une trajectoire sanglante qui se poursuit à ce jour.

Malheureusement pour Israël, cependant, l’identité palestinienne ne peut pas être éradiquée sous la menace et les tirs des armes à feu ; les Palestiniens ne risquent pas d’oublier que les forces d’occupation israéliennes ont arrêté des personnes en deuil pour avoir porté le drapeau palestinien lors des funérailles d’Abu Akleh.

Et alors qu’Israël enfonce les derniers clous dans le cercueil de l’image qu’il revendique, la vérité est que toute prétention à l’humanité d’Israël aurait dû être enterrée depuis longtemps.

Source :

 

Israël est un État voyou, à la sauvagerie sans limite

par Belen Fernandez. Mais malheureusement pour Israël, l'identité palestinienne ne peut pas être éradiquée sous la menace des armes à feu. Le vendredi 13 mai, le site Internet du New York Times a publié le titre " La police israélienne attaque les funérailles d'une journaliste palestinienne tuée ", qui a ensuite été mis à jour en " La police israélienne attaque les personnes en deuil aux funérailles d'une journaliste palestinienne ".

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18 mai 2022

Une guerre ignorée et un peuple oublié

154

Un peuple oublié : le peuple palestinien

Faisons abstraction de l’œuvre accomplie par « l’Axe du bien » au Moyent-Orient qui a été récompensée par le jet de chaussures du journaliste Mountazer al-Zaïdi en direction du président états-unien, W.J. Bush, en criant : « c’est le baiser de l’adieu au nom du peuple irakien, espèce de chien ! » Passons sous silence la Syrie face à l’internationale des brigades « islamistes », appuyée par l’OTAN et dont les actes sont révolutionnaires dans tout pays du tiers-monde quand cela arrange l’impérialisme occidental mais terroristes en Occident.

Mais que faire du peuple palestinien et des mille et une résolutions de l’ONU concernant son droit à l’existence dans un État souverain ?

Certains États arabes ont répondu à cette question en signant des accords politiques, économiques et militaires avec la force sioniste qui occupe la Palestine. C’est la fameuse politique de normalisation. Traduction : réduire la question palestinienne à un simple problème humanitaire. Mais ces États ne font que suivre le chemin indiqué par le maître : l’impérialisme occidental avec comme chef suprême, les États-unis. À n’en pas douter, toute position politique venant de l’ONU concernant le peuple palestinien a et aura pour destinée de faire grossir les archives où sont déjà entassées les mille et une résolutions.

Pour appuyer l’énoncé ci-dessus, deux discours, dont l’auteur est le champion du droit international et de l’universalisme, suffisent. Je veux nommer le chef de l’État français, E. Macron.

Le premier prononcé au nom du président par le Premier ministre J. Castex, le 25 février 2022 au 36ème dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France3.

Le second tenu par le président lui-même à Toulouse le 20 mars 2022 aux côté de Isaac Herzog4, président de l’État d’Israël pour commémorer les dix ans des attentats de Toulouse et Montauban.

Introduction du premier discours : « l’agression militaire déclenchée cette nuit par la Russie contre l’Ukraine constitue un acte de guerre, une infraction manifeste à toutes les régles du droit international… »[3] Mais concernant les infractions israéliennes aux règles du droit ? Silence !

Et ce silence est appuyé par le propos suivant : «… C’est un combat existenciel pour ce que nous sommes, parce que l’antisémitisme et l’antisionisme sont les ennemis de la République »[4].

Propos aberrant parce que cela revient à confondre une religion, le judaïsme et une idéologie politique, le sionisme5. Une confusion utile puisqu’elle sert à légitimer, entre autres, l’interdiction de collectifs de solidarité avec le peuple palestinien.

Dans son premier discours, il souligne son attachement « à Jérusalem. Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif. Je n’ ai cessé de le dire »[3]. Un attachement en contradiction avec ses  propres engagements de 2018 où il déclare que « le statut de Jérusalem ne pourra être déterminé qu’entre les parties, dans un cadre négocié sous l’égide de la communauté internationale »6.

Au risque de se noyer dans le flot de ses propres paroles, E. Macron assène des contre vérités puisqu’il n’y a pas, selon le droit international, de peuple juif … ni de peuple chrétien… ni de peuple musulman ! Quant à Jérusalem, en tant que capitale, laissons au droit international le soin de trancher. Sans oublier qu’il y a un peuple qui a son mot à dire. Le peuple palestinien ! Et c’est ce qu’il a fait et continue à faire à travers sa résistance…

Et le président français d’ajouter : « Comment oser parler d’apartheid dans un État où les citoyens arabes sont représentés au gouvernement… »[3]. Certes, mais le président semble ignorer que les deux millions d’arabes israéliens font partie du peuple palestinien constitué d’une dizaine de millions répartie entre la Cisjordanie où la force occupante exerce un apartheid, Gaza, une prison à ciel ouvert avec comme geolier Israël et les réfugiés. Ces derniers attendent toujours que la Résolution 194 (11/12/1948) de l’ONU soit imposée à l’État « démocratique » israélien par les tenants de la « théorie » de la responsabilité de protéger. Et un retour dans l’histoire permet de découvrir que « les palestiniens, [sont] victimes de l’histoire religieuse et raciste violente de l’Europe qui a enfanté l’État d’Israël »7. Une créature née dans les laboratoires de la diplomatie8.

Enfin, pour conclure, dans les deux discours, le président français n’a pas prononçé les mots Palestine, palestinien. Si ce n’est pour dire : « interdiction du collectif palestine vaincra »[4].

Oublié par les tenants de la dite « théorie » et leurs vassaux, un peuple qui, chaque jour, à travers sa résistance, rappelle son existence et son droit à la souveraineté sur sa terre, la Palestine.

Lire l'article en entier ici :

 

Une guerre ignorée et un peuple oublié

" ... Cette sorte de jeu de miroirs se réfléchissant mutuellement produit un formidable effet de clôture, d'enfermement mental ". La théorie du Droit d'ingérence Les vagues successives dans les médias de commentaires et d'analyses sur la guerre en Ukraine dont les auteurs sont des personnes sérieuses, certains en apparence seulement, remet à l'ordre du jour une citation d'Antonin Arthaud : " la réalité ne pardonne pas une seule erreur à la théorie ".

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Le rôle de l’État Hébreu dans les diverses crises aux frontières de la Russie

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par Dominique Delawarde.

Alors que les rôles de l’OTAN et de l’UE dans l’évolution de la crise Ukrainienne sont désormais parfaitement connus et documentés, le rôle très discret et les interventions directes ou indirectes de l’État hébreu, dans les coulisses où sur le terrain, lors des crises intervenants aux frontières de la Russie, méritent une attention particulière.

Les récentes tensions diplomatiques très sérieuses entre la Russie et Israël, à propos des citoyens israéliens pris en flagrant délit de collaboration avec les ukro-nazis du bataillon Azov. à Marioupol, sont venus éclairer ce que sont réellement, en coulisse, les relations entre la Russie et Israël.

Le fait que les plus hauts niveaux de l’État russe aient été impliqués dans des propos virulents à l’égard d’Israël, et notamment le ministre des Affaires étrangères Lavrov, particulièrement expérimenté, compétent et pondéré, nous révèle que les dirigeants russes ont parfaitement compris le rôle important joué, directement ou indirectement par l’État hébreu dans les diverses crises qui surviennent à ses frontières et qu’ils commencent à en être excédés.

• https://www.20minutes.fr/guerre-ukraine-moscou-accuse-israel-soutenir-regime-neonazi-kiev

Selon les médias occidentaux, qui prennent souvent leurs désirs pour des réalités, Poutine se serait excusé auprès du Premier ministre israélien pour les propos de son ministre Lavrov. Le Kremlin, par l’agence Tass, reprise par « Courrier International » a démenti que des excuses de Poutine aient jamais eu lieu.

• https://www.courrierinternational.com/controverse-poutine-s-est-il-excuse-aupres-d-israel-pour-les-propos-de-lavrov-sur-les-juifs

Les faits évoqués ci dessus permettent de mieux comprendre pourquoi Poutine a décliné poliment l’offre de médiation du Premier ministre israélien Bennet, faite dès le 27 février 2022.

• https://www.aa.com.tr/bennett-propose-une-médiation-israélienne-dans-la-crise-ukrainienne

Poutine et la gouvernance russe ont parfaitement compris que l’État hébreu, allié privilégié des USA et de l’OTAN, impliqué au tout premier rang dans l’idéologie mondialiste US-OTAN-GAFAM ne pouvait pas être un médiateur fiable et impartial dans un conflit dont chacun sait aujourd’hui qu’il oppose les USA-OTAN à la Russie, le mondialisme au souverainisme, l’Ukraine jouant le rôle de l’idiot utile.

Avant d’analyser en détail, le pourquoi et le comment des ingérences d’Israël, loin de ses frontières sur deux cas particuliers (crise Azerbaïdjan-Arménie, crise ukrainienne), j’invite le lecteur à relire deux textes de fond que j’écrivais en 2017 et qui vont éclairer les textes qui vous seront adressés dans les jours qui viennent. Ils donnent toutes les clefs de compréhension des relations entre les principaux protagonistes de l’affaire ukrainienne. (En dépit des apparences, Israël en est un).

• https://reseauinternational.net/analyse-des-relations-etats-unis-russie-israel-general-dominique-delawarde

Pour ceux qui sont intéressés par le rôle de la France et de son président dans toute cette affaire, ils liront ou reliront cette analyse écrite en 2017 :

• https://reseauinternational.net/usa-syrie-france-israel-pour-mieux-comprendre-le-conflit-syrien-general-2s-dominique-delawarde

Assez de lectures pour aujourd’hui. Pour ceux qui sont intéressés par cette ingérence israélienne dans les crises aux frontières de la Russie, rendez vous au prochain épisode : le rôle de l’État hébreu dans la crise entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Dominique Delawarde

Source :

 

Le rôle de l'État Hébreu dans les diverses crises aux frontières de la Russie

par Dominique Delawarde. Alors que les rôles de l'OTAN et de l'UE dans l'évolution de la crise Ukrainienne sont désormais parfaitement connus et documentés, le rôle très discret et les interventions directes ou indirectes de l'État hébreu, dans les coulisses où sur le terrain, lors des crises intervenants aux frontières de la Russie, méritent une attention particulière.

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14 mai 2022

L’armée israélienne emploie des actes nazis et terroristes

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Juste après l’odieux et impardonnable crime commis par l’occupation sioniste dans les camps de réfugiés palestiniens, une enquête préliminaire a été menée par l’armée d’occupation israélienne qui a révélé que la journaliste martyre Shireen Abou Akleh se trouvait au moment de son assassinat dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, à environ 150 mètres des forces israéliennes, a rapporté un média israélien. L’enquête menée par le commandement central de l’armée a prétendu « qu’il n’est toujours pas clair si la journaliste palestinienne a été tuée par des tirs israéliens ou par des hommes armés palestiniens, au moment où elle couvrait l’opération militaire à Jénine mercredi », a indiqué le journal israélien Haaretz.

Or, le chef des opérations militaires continue de nier leur satanique acte prémédité et réfléchit déjà depuis plusieurs mois pour éliminer la journaliste cruellement et sauvagement, celui-ci prétendait « Les soldats de l’unité Dovdivan (une unité spéciale de l’armée israélienne) ont tiré des dizaines de balles lors de l’opération à Jénine, mais on ne sait pas encore si ce sont des tirs israéliens ou palestiniens qui ont tué la journaliste d’AlJazeera », a poursuivi le journal citant ce responsable. Cette source a déclaré que la balle qui avait pénétré dans la tête de Abou Akleh était d’un diamètre de 5,56 mm et avait été tirée à partir d’un fusil M16.

Le stratagème de l’État sioniste emploie des unités sinon des tueurs sanguinaires et des terroristes de la pire espèce comme cette unité Dovdivan qui est spécialisée dans la réalisation des tâches militaires spéciales pour l’armée d’occupation. Les éléments de cette unité travaillent au sein des agglomérations palestiniennes. Raison pour laquelle ils doivent avoir des traits orientaux pour qu’ils n’éveillent pas les soupçons à leur égard lorsqu’ils se déguisent pour accomplir les tâches qui leur sont assignées. L’unité Dovdivan a souvent recours à des experts de maquillage et de déguisement qui travaillent 24 heures sur 24 avec les éléments de cette formation, fondée par Ehud Barak en 1987. La plupart des assassinats, ayant ciblé les cadres de l’Intifada palestinienne, ont été perpétrés par des éléments de l’unité Dovdivan. Les éléments de cette unité procèdent également à des enlèvements de Palestiniens recherchés par les services de sécurité sionistes.

Le ministère palestinien de la Santé a annoncé auparavant « l’acte de la martyre de la journaliste Shireen Abu Akleh, qui a été visée à la tête par des tirs israéliens, au moment où elle couvrait la prise d’assaut israélienne de la ville de Jénine ne reste pas impuni ». La chaine AlJazeera et l’Autorité palestinienne ont accusé les nazis d’Israël d’avoir délibérément tué Shireen Abu Akleh. Palestinienne chrétienne âgée de 51 ans ce mercredi 11 mai 2022 par un tir de l’armée d’occupation israélienne alors qu’elle couvrait l’assaut du camp de réfugiés de Jénine par les forces d’occupation israéliennes. et ayant aussi la nationalité américaine, la journaliste portait une veste pare-balles siglée « presse » et un casque de reportage alors qu’elle couvrait l’invasion de Jénine. L’annonce de son décès a suscité une vive émotion dans le monde arabe et chrétien où ses reportages ont été suivis pendant plus de deux décennies, en Europe et aux États-Unis.

Jeudi en fin de matinée, une cérémonie officielle a été organisée à Ramallah en Cisjordanie, au siège de l’Autorité palestinienne, en présence du président Mahmoud Abbas et des représentants de la presse, avant ses funérailles vendredi dans une église d’AlQuds, où elle avait grandi, selon le journal Al quds Al Arabi. Le ministère palestinien de la Santé et la chaîne al-Jazeera ont dans la foulée annoncé le martyre de cette journaliste qui portait une veste « presse » par un tir de l’armée israélienne ayant visé sa tête. Un autre journaliste, Ali Smoudi, a été blessé au dos lors de l’assaut israélien contre Jénine en Cisjordanie occupée. Les forces d’occupation ont attaqué le camp de réfugiés de Jénine à l’aube d’aujourd’hui, encerclé plusieurs maisons, dont celle du martyr Abdallah Hosari et ouvert le feu à grande échelle. Il a été tué le 1er mars, lors d’un affrontement avec les forces d’occupation à Jénine. Les combattants de la résistance ont riposté aux forces d’occupation, qui ont envahi la ville de Jénine et son camp via plusieurs axes, avec plus de 40 patrouilles renforcées d’unités spéciales.

« Cette question sera suivie à tous les niveaux, et l’occupation sera poursuivie pour son crime, surtout que le coup de feu n’a pas été causé par des affrontements. » dira Le directeur du bureau de la chaîne Al-Jazeera en Palestine, Walid Al-Omari l’archevêque grec orthodoxe de Sebastia à Jérusalem AlQuds occupée, l’archevêque Atallah Hanna, a déclaré à la chaine libanaise Al Mayadeen : « Nous sommes tous choqués par le crime odieux contre la journaliste Abou Akleh, les médias et le peuple libre de notre nation. Avec l’assassinat brutal de la journaliste Abou Akleh, nous allons manquer une voix libre défendant la Palestine et sa cause », a dit M.Hanna.

Le Hezbollah condamne le meurtre horrible

Au Liban, le Hezbollah a fermement condamné le meurtre horrible de la journaliste chevronnée Shireen Abou Akleh, appelant à une large campagne de dénonciation contre l’entité sioniste. Dans un communiqué, le bureau des relations médiatiques du Hezbollah a présenté ses condoléances à la chaîne AlJazeera, à la famille de Abou Akleh, aux médias palestiniens et au peuple palestinien pour son martyre alors qu’elle couvrait un raid israélien à Jénine. Il a qualifié Abou Akleh de journaliste de la résistance qui a été pionnière dans la couverture des crimes sionistes contre le peuple palestinien durant plus de vingt ans. À noter que le vendredi 13 mai 2022 lors des funérailles du martyre Shireen Abu Akleh, les forces d’occupation sionistes ont usé de violence pour frapper à coup de bâton les Palestiniens dans le but de faire tomber son cercueil par terre. Chose immorale, bestiale et inhumaine commise par l’état Nazi sioniste.

Source :

 

L'armée israélienne emploie des actes nazis et terroristes

par Oki Faouzi. Juste après l'odieux et impardonnable crime commis par l'occupation sioniste dans les camps de réfugiés palestiniens, une enquête préliminaire a été menée par l'armée d'occupation israélienne qui a révélé que la journaliste martyre Shireen Abou Akleh se trouvait au moment de son assassinat dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, à environ 150 mètres des forces israéliennes, a rapporté un média israélien.

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Posté par Ahmed Miloud à 20:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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